Peuple

Saint Augustin cite cette définition du peuple par Cicéron : « C’est la multitude rassemblée par les liens de l’unité de droit et de la communauté d’intérêts. »

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ia, IIae, Question 105, article 2.

Le peuple n’est qu’une foule d’individus isolés, indépendants les uns des autres dans leur être moral comme dans leur être physique, donc chacun a sa volonté comme il a ses organes, et par conséquent (peuple) est une fiction par laquelle on fait abstraction des individus qui le composent pour en faire un être collectif, être idéal, être de raison qu’on ne peut voir, entendre ni toucher ; et si l’on demande où est le peuple, il est partout par ses individus et n’est nulle part comme peuple. […]

Une armée aussi est une réunion d’individus mais elle n’est ni une abstraction, ni un être idéal et de raison, parce qu’elle est un corps et un corps organisé, qui a son chef et ses membres, c’est-à-dire un pouvoir et des ministres, ainsi une armée est une société et une société en armes, la plus parfaite image de la société monarchique. […]

Ainsi,  avant toute organisation, le peuple n’est qu’une foule, c’est un corps avec son chef et ses membres ; il n’était pas souverain, il n’était rien, il est devenu sujet puisqu’il a reconnu un pouvoir, il redeviendrait foule s’il perdait son organisation.

Louis de Bonald, Réflexions sur la Révolution de Juillet 1830 et autres inédits, Éd. DUC/Albatros, 1988, p. 79.

Origine de la souveraineté par Louis de Bonald : Dieu

De l’origine de la souveraineté, par Louis de Bonald Droit divin ou souveraineté populaire ?

Pour Louis de Bonald, l’origine de la souveraineté est Dieu. En matière de souveraineté, il n’y a en effet d’autre choix qu’entre l’hétéronomie et l’autonomie politique. L’hétéronomie est la reconnaissance d’un ordre extérieur à la volonté humaine, auquel tout homme doit se soumettre. Si en plus, on reconnaît que cet ordre vient d’un Dieu créateur …

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La Monarchie de France par Claude de Seyssel (1519), ou l'institution politique française analysée par un étranger.

La Monarchie de France par Claude de Seyssel (1519) Ou l’harmonie sociale

Au moment où Claude de Seyssel écrit sa Monarchie de France, cet étranger, ancien conseiller du roi de France, est archevêque de Turin. Retiré de toute vie politique, il nous livre un témoignage irremplaçable sur les principes qui animent une institution qu’il admire, sur le souci constant des souverains d’établir le bien commun, cette harmonie …

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Lettre sur les ouvriers par Henri V comte de Chambord (20 Avril 1865) Aux origines du catholicisme social

La loi Le Chapelier (1791) est une des premières lois votées par l’Assemblée révolutionnaire. Elle interdit les corporations et tout droit d’association aux gens de métier. Les ouvriers, désormais sans défense, sont exploités par la bourgeoisie révolutionnaire et plongés dans la misère la plus épouvantable. En dehors des œuvres caritatives chrétiennes, personne ne se préoccupe …

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