Le Ta Hio, traité de politique et de morale naturelle, par Confucius (500 av. J.C.) Le programme politique de l’Aristote chinois

Comme un pied de nez aux Modernes, du fond des âges, Confucius rappelle les principes essentiels de la politique. Entre autres : Il existe une nature humaine que chaque homme doit accomplir en se conformant aux lois morales immuables et indépendantes de toute volonté humaine. L’autorité est un « mandat du Ciel » mais le chef ne garde sa légitimité que si son gouvernement vise à l’accomplissement de la nature

Diffuser le livre « Introduction à la légitimité » Plus qu'un livre, une arme

Pour beaucoup, le bon gouvernement dépend principalement des bonnes dispositions de son chef. Ceux-là recherchent le « saint roi », le « saint président », aussi, en attendant l’homme providentiel, se contentent-ils de voter pour le « moins mauvais ». Plus rares sont ceux qui se posent la question cruciale du régime, de la forme de l’institution politique… [la suite ici]

Voter : du moindre mal au vote utile Communion Tradicionalista Carlista

L’argument du « moindre mal » est régulièrement invoqué en période électorale afin d’obliger en conscience catholiques et monarchistes à voter pour tel ou tel candidat. Or c’est précisément cet argument qui constitue le mécanisme permettant l’instauration du pire des régimes. La philosophe Hannah Arendt — qui a consacré sa vie à la recherche des causes des totalitarismes — en explique la raison : « Politiquement, la faiblesse de l’argument

Les principes de la pédagogie moderne, par Hannah Arendt Déconstruction des paradigmes du pédagogisme (1961)

Hannah Arendt publie la Crise de la culture en 1961. Dans un chapitre consacré à l’enseignement elle analyse l’échec de la pédagogie moderne et ses ravages sur la société américaine. Pourtant, ces mêmes principes constituent à présent le prêt à penser de l’Éducation nationale. L’enseignant est invité à abdiquer son autorité au profit de l’autogestion de la classe. De toute façon, le savoir disciplinaire qui fondait son autorité est négligé

De la souveraineté, par Louis de Bonald Droit divin ou souveraineté populaire ?

En matière de souveraineté, il n’y a d’autre choix qu’entre l’hétéronomie et l’autonomie politique. L’hétéronomie est la reconnaissance d’un ordre extérieur à la volonté humaine, auquel tout homme doit se soumettre. Si en plus, on reconnaît que cet ordre vient d’un Dieu créateur alors on parle de droit divin. La modernité consiste en la négation d’un ordre divin, elle déclare l’homme affranchi de toute loi naturelle à laquelle elle ne

Roi et Nation, par le Professeur Jean-Pierre Brancourt Du naturel « amour du roi » au moderne « nationalisme » (2002)

Qu’est-ce que la nation ? et le patriotisme ou le nationalisme ? Force est de constater que ces mots appartiennent au vocabulaire de la modernité. Les premiers à prétendre « représenter la Nation » sont les parlements, ces cours de justice censées conseiller le roi et rendre la justice en son nom. Louis XV leur répond en défendant l’État de justice, l’hétéronomie et la rationalité dans son célèbre Discours de

Institutions et rites de la religion fasciste, par Emilio Gentile Le fascisme : une religion politique, PARTIE II

Historien mondialement reconnu, professeur à l’Université de Rome « La Sapienza », Emilio Gentile s’est consacré depuis les années 1970 à l’étude de l’idéologie fasciste. Il en démontre la nature moderne et totalitaire, en analysant en particulier — grâce à l’étude des nombreuses sources primaires laissées par les observateurs et les théoriciens du fascisme — la volonté de création d’une « religion politique » destinée à « régénérer le peuple

De la société démocratique ou bourgeoise à la haine de soi Commentaires de Léo Ferré et François Furet

Il ne s’agit pas de s’en prendre à la bourgeoisie en temps que classe sociale, car quand elle est ordonnée au bien commun, cette classe a sa place et son utilité comme n’importe quelle autre classe de la société. Nous parlerons ici du régime bourgeois mis en place en France à la Révolution de 1789, ce régime politique inédit dans l’histoire, fondé sur les droits de l’homme et artisan de

Aux sources de la religion fasciste, par Emilio Gentile Le fascisme : une religion politique, PARTIE I

Historien mondialement reconnu, professeur à l’Université de Rome « La Sapienza », Emilio Gentile s’est consacré depuis les années 1970 à l’étude de l’idéologie fasciste. Il en démontre la nature moderne et totalitaire, en analysant en particulier — grâce à l’étude des nombreuses sources primaires laissées par les observateurs et les théoriciens du fascisme — la volonté de création d’une « religion politique » destinée à « régénérer le peuple