La ville de Toulon sous la Convention, par Louis-Marie Prudhomme La Terreur au nom de l'idéologie « Liberté, Égalité, Fraternité »

C’est le très républicain Prudhomme qui nous livre cette enquête. Alors que la Terreur organisée par la 1re République livre le Pays à la délation et aux pires atrocités, les Toulonnais en appellent aux Anglais pour les libérer. L’armée révolutionnaire — qui vient d’anéantir Lyon — marche alors sur Toulon et triomphe facilement. Ivres d’idéologie, les « Représentants du peuple » y appliquent consciencieusement le programme de dépopulation de la

Kepler et Galilée, par Arthur Kœstler L’affaire Galilée [1re Partie]

Arthur Kœstler, écrivain juif et cofondateur du Betar, n’est pas ce qu’on peut appeler un ami de l’Église catholique, aussi son histoire de la cosmologie (Les somnambules) n’en a-t-elle que plus d’intérêt. Jusqu’au XVIe siècle le modèle astronomique des épicycles de Ptolémée (90-168) était communément admis, car il rendait compte du mouvement des planètes avec une précision remarquable compatible avec celle des instruments de l’époque. Dans une publication de 1543,

Louis XIV ou la grandeur, par le Professeur François Bluche « un des plus grands rois qui furent jamais », Leibniz

Peu de rois de France suscitent plus d’hostilité que Louis XIV. Il constitue une cible privilégiée pour l’école républicaine qui reprend tout ou partie de la légende noire forgée par ses détracteurs au cours des siècles. Le Roi cumulerait, selon eux, tous les défauts et les vices : peu intelligent, tyrannique, intolérant, orgueilleux, infidèle… Le Professeur François Bluche — spécialiste de Grand siècle — revient ici sur cette légende noire.

La tradition monarchique, de Paul Watrin (Extraits) De la nullité des renonciations à la couronne de Philippe V duc d’Anjou, lors du traité d’Utrecht

En 1700, l’Espagne réclame à Louis XIV son petit-fils Philippe duc d’Anjou comme souverain. Le grand roi accepte, mais devant l’éventualité d’une union de l’Espagne et de la France sous une même couronne, l’Europe entre en guerre contre les deux pays. Pour mettre fin à un long et cruel conflit, Louis XIV et Philippe V signent en 1713 la paix d’Utrecht dans laquelle le nouveau roi d’Espagne est contraint de

La loi naturelle, par saint Thomas d’Aquin Somme théologique Ia-IIæ, La loi, question 94

Immuable, la loi naturelle est commune à tous les peuples. Ses préceptes jouent vis-à-vis de l’action humaine le même rôle que les principes premiers vis-à-vis des sciences. Elle est universellement accessible à la raison : « il y a en tout humain une inclination naturelle à agir conformément à sa raison, ce qui est proprement agir selon la vertu. » Lui appartient ce que l’instinct naturel apprend à tous les

Le roi sous l’Ancien régime, par Frantz Funck-Brentano Du modèle familial de la monarchie française

Dans sa Grande Étude Confucius dit : «  Ceux qui désiraient bien gouverner leurs royaumes, s’attachaient auparavant à mettre le bon ordre dans leurs familles […] la famille étant bien dirigée, le royaume est ensuite bien gouverné ; le royaume étant bien gouverné, le monde ensuite jouit de la paix et de la bonne harmonie. » C’est précisément sur le modèle familial que s’est construite et développée notre monarchie française ainsi que

La loi éternelle, par saint Thomas d’Aquin Somme théologique Ia-IIæ, La loi, Question 93

Oui Dieu a créé tous les êtres avec des natures propres, c’est à dire des lois propres qui leur permettent de réaliser leur fin propre. Oui l’homme est doué d’une raison, qui d’une part le rend capable de connaître les lois et la fin de sa nature, et qui d’autre part le laisse libre d’y conformer sa vie − autrement dit de participer ou non à la loi éternelle. Oui

Un Maurras procatholique mais antichrétien, peint par Louis Dimier Vingt ans d’Action Française (1926), Chapitre I

La situation en ce début du XXe siècle n’est pas sans rappeler la nôtre : ennemi de toute tradition, un gouvernement révolutionnaire libéral — fragilisé par une série de scandales — s’attaque à la société civile à coup de lois liberticides. À l’instar de beaucoup de catholiques aimant leur pays, l’universitaire Louis Dimier est tenté par l’idéologie nationaliste alors émergente. Fermant les yeux sur l’antichristianisme de ses compagnons, il participe

Les effets de la loi, par saint Thomas d’Aquin Somme théologique Ia-IIæ, La loi, question 92

On rencontre souvent de ces gens qui s’estiment dispensés d’obéir aux lois sous prétexte qu’elles proviennent d’un gouvernement mauvais. Or, dans la mesure où elles ne s’opposent pas aux commandements de Dieu (voir Question 96), les lois humaines obligent chacun, car elles ont pour effet de rendre les hommes bons. Même une loi injuste est bonne relativement, en ce qu’elle développe en nous cette vertu d’obéissance, ciment de toute société

Libres propos d’Adolf Hitler sur l’Église catholique Les papes Pie XI et Pie XII répondent à Hitler

Dans son Mein Kampf datant de 1925, Hitler ne peut livrer toute sa pensée, car il n’a pas encore conquis le pouvoir, néanmoins certains passages sont déjà très hostiles au christianisme. Une fois à la tête de l’Allemagne, il organise une persécution telle qu’en 1937, le pape Pie XI et le cardinal Pacelli (le futur Pie XII) dénoncent le nazisme dans l’encyclique Mit Brennender Sorge. Peu après, la véritable pensée