Légitimité et royalisme, par Guy Augé La légitimité, ou l’obéissance libre (1977)

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432PartagesS’il est une constante dans nos sociétés modernes, c’est bien le mépris du citoyen envers les représentants du pouvoir démocratique ; pouvoir auquel il est pourtant contraint d’obéir servilement au nom d’un légalisme justifié par le nombre ou l’opinion. Un Tocqueville le déplore : « Quelque soumis que fussent les hommes de l’ancien régime aux volontés du roi, il y avait une sorte d’obéissance qui leur était inconnue : ils ne savaient pas

Jean-Claude Michéa, critique du libéralisme Un philosophe socialiste pas comme les autres

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151PartagesLa critique du libéralisme dont nous ne cessons de subir les effets destructeurs n’est pas l’apanage du camp traditionnel, mais elle est parfois brillamment effectuée par certains tenants d’une gauche anti-libérale, comme Jean-Claude Michéa. Si son argumentaire est solide et implacable, il reste cependant incomplet, car marqué par les idées modernes qui l’inspirent. Ainsi l’égalitarisme empêche-t-il l’auteur d’accepter toute la tradition, dont il concède pourtant que les structures constituent le

Rappels sur la tradition héraldique royale française Les couleurs de la famille royale

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1KPartagesLe 1er février 2019, la reine Marie-Marguerite a donné naissance à un petit Henri. Après ses frères jumeaux Louis (dauphin de France et duc de Bourgogne), Alphonse  (duc de Berry) et sa sœur aînée, la princesse Eugénie de Bourbon, Henri de Jésus est donc le quatrième enfant du couple royal. Selon la coutume, le Roi lui a très vite conféré armes et titres choisissant de le titrer duc de Touraine.

Critique du Testament court de saint Rémi, par Michel Rouche De la valeur historique du document et de ses enseignements

Devant l’abondance de faux documents forgés aux Xe et XIe siècles, plusieurs historiens du XIXe siècle ont mis en doute l’authenticité du Testament de saint Rémi transmis par Hincmar et Flodoard. Faute d’autres sources pour les corroborer, des pans entiers de l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours ont ainsi été remis en cause, comme l’épisode du vase de Soissons ou le baptême du Roi franc à Reims. Dans son

De la fusion orléaniste/légitimiste à la mort d’Henri V, par Guy Augé L’œcuménisme politique tue la tradition

1883 marquait la mort d’Henri V comte de Chambord, successeur direct de Charles X. Selon les Lois Fondamentales du Royaume, la Couronne passait à la branche aînée d’Anjou, mais la branche cadette d’Orléans, s’appuyant sur un très révolutionnaire principe des nationalités, réussit à rallier la majorité des légitimistes. Cet œcuménisme politique entre un légitimisme traditionnel et un orléanisme d’essence libérale ne devait échouer qu’à former le bloc conservateur de la

Action diplomatique des rois de France en terre d’Islam François Picquet, consul de France puis évêque

Pour beaucoup d’historiens modernes imbus de matérialisme, il est inconcevable que la politique d’un prince puisse être motivée par la foi. Étrangement, certains ultramontains propagent ce même préjugé et réduisent nos monarques à d’affreux impies ennemis de Rome. Or, ne voit-on pas un Louis XIV travailler en lien étroit avec le Pape pour ramener les Chrétiens du Levant à l’unité ? L’œuvre de François Picquet, évêque et ambassadeur du roi, illustre

Du légitimisme à la légitimité, par Guy Augé (1975) La légitimité ou la clef du problème politique

Ainsi parle Guy Augé : « L’entente sur l’essence même de la légitimité est la clef du problème politique, et pas seulement du problème monarchique. La légitimité traditionnelle est celle qui, scrutant l’ordre naturel, sait reconnaître sa relation au sacré et au divin, parce que la destinée des hommes ne s’arrête pas aux rivages de l’histoire. [La légitimité] est à tous ceux qui la souhaitent servir, et elle exprime, mieux sans doute

Aperçu sur le légitimisme espagnol ou carlisme De l'universalité du combat légitimiste

Cette petite étude sur le « légitimisme » espagnol n’envisage la question que du coté espagnol. Chacun sait que le carlisme espagnol s’est « télescopé » avec le légitimisme français pendant de nombreuses années. Le lecteur établira lui-même la concordance entre les princes qui furent, à la fois, aînés de la Maison de France et aînés de la Maison d’Espagne. [VLR]

Boniface VIII et Philippe le Bel : Les enjeux Rapports Église/État, 3e partie

Afin de mesurer l’ampleur de l’évolution dans les relations entre l’autorité ecclésiastique et l’autorité politique, un panorama rétrospectif à la querelle bonifacienne s’avère indispensable. Passons, pour ainsi dire, du droit romain à l’Épître aux Romains. Trois moments historiques peuvent être distingués depuis les temps apostoliques jusqu’à la fin du XIIIe siècle : l’Époque paléochrétienne, l’Antiquité tardive et le Haut moyen-âge, l’Époque grégorienne enfin. [VLR]

Boniface VIII et Philippe le Bel : Les protagonistes et leurs argumentaires Rapports Église/État, 2e partie

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3PartagesLe droit romain nous est connu grâce à l’empereur Justinien Ier qui établit au VIe siècle une collection de décisions de justice faisant jurisprudence. Redécouvert à la fin du XIe siècle, ce droit conforme au droit naturel est rapidement enseigné à l’université de Bologne où il influence le droit de l’Église ou droit canon. De nombreux clercs et papes — dont Boniface VIII — l’étudient à cette université, avec un