Idéologie

[L’idéologie est] un système d’explication du monde à travers lequel l’action politique des hommes a un caractère providentiel, à l’exclusion de toute divinité.

François Furet, Le passé d’une illusion, Robert Laffont, col. Livres de poche, Paris, 1995, p. 17.


 

Une idéologie est littéralement ce que son nom indique : elle est la logique d’une idée […] dans son pouvoir de tout expliquer, la pensée idéologique s’affranchit de toute expérience dont elle ne peut rien apprendre de nouveau, même s’il s’agit de quelque chose qui vient de se produire. Dès lors, la pensée idéologique s’émancipe de la réalité que nous percevons à l’aide de nos cinq sens, et affirme l’existence d’une réalité « plus vraie » qui se dissimule derrière toutes les choses que l’on perçoit et règne sur elles depuis sa cachette.

Hannah Arendt, Le système totalitaire, Les origines du totalitarisme, Gallimard, col. Points, Paris, 2002, p. 295 et 298.


 

Étant donné que l’homme ne peut vivre sans religion, quelle qu’en soit la forme, le recul du christianisme en Occident a été suivi par la montée de religions de remplacement sous la forme des idéologies post-chrétiennes — le nationalisme, l’individualisme et le communisme.

Arnold Toynbee cité par Jean-Pierre Sironneau, Sécularisation et religions politiques, Mouton & C, Paris, 1982, p. 206.


 

L’idéologie a précisément pour fonction de masquer la réalité, et donc de lui survivre.

François Furet, Penser la Révolution française, Gallimard, col. Folio-histoire, Paris, 1978, p. 144.


 

1789 : histoire d’une subversion, par Augustin Cochin. Révolution française et Franc-Maçonnerie.

1789 : histoire d’une subversion, par Augustin Cochin Abstraction révolutionnaire et réalisme catholique (Partie 2)

1789 : et si tout n’était qu’une mise en scène ? Augustin Cochin soutient que ce que l’on présente comme l’éveil héroïque d’un peuple en quête de liberté aurait été orchestré dans l’ombre par des sociétés de pensée, au premier rang desquelles la Franc-Maçonnerie. À travers ses analyses, il décrit une Révolution où l’illusion de […]

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Sociétés de pensée et manipulation de l’opinion, par Augustin Cochin Abstraction révolutionnaire et réalisme catholique (Partie 2)

Augustin Cochin révèle comment les sociétés de pensée (XVIIIᵉ siècle) — calquées sur le modèle de la franc-maçonnerie — ont remplacé les liens organiques de loyauté et de foi par une solidarité légale sans effort et abstraite, ainsi que les libertés concrètes par une liberté illusoire, en réalité, esclave de l’opinion. Ces minorités organisées captent

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Encyclique contre le fascisme 'Non abbiamo bisogno', Pie XI (1931)

Encyclique contre le fascisme ‘Non abbiamo bisogno’, Pie XI (1931) « Nous voyons une vraie et réelle persécution se déchaîner »

En 1919, Benito Mussolini, ancien directeur du journal du Parti Socialiste Italien crée le fascisme. Cette idéologie rejette à la fois l’égalitarisme démocratique de 1789 et le christianisme. Mussolini déclare « Nous qui détestons intimement tous les christianismes, aussi bien celui de Jésus que celui de Marx, nous gardons une extraordinaire sympathie pour cette reprise

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Un Maurras procatholique mais antichrétien, peint par Louis Dimier

Un Maurras procatholique mais antichrétien, peint par Louis Dimier Vingt ans d’Action Française (1926), Chapitre I

La situation en ce début du XXe siècle n’est pas sans rappeler la nôtre : ennemi de toute tradition, un gouvernement révolutionnaire libéral — fragilisé par une série de scandales — s’attaque à la société civile à coup de lois liberticides. À l’instar de beaucoup de catholiques aimant leur pays, l’universitaire Louis Dimier est tenté

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Discours sur la Révolution par Alexandre Soljenitsyne aux Lucs-sur-Boulogne (1993)

Discours sur la Révolution par Alexandre Soljenitsyne aux Lucs-sur-Boulogne (1993) La Révolution, malheur des peuples

En 1978 le grand historien François Furet écrivait déjà : « l’œuvre de Soljenitsyne a posé partout la question du Goulag au plus profond du dessein révolutionnaire ; il est inévitable que l’exemple russe vienne frapper comme un boomerang son « origine » française […] Aujourd’hui le Goulag conduit à repenser la Terreur, en vertu d’une identité

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Les principes des sociétés de pensée et de la modernité

Les principes des sociétés de pensée et de la modernité Augustin Cochin et la genèse de la Révolution (IV)

Impossible de comprendre la Modernité et la Révolution qui l’a enfantée sans connaître les principes des sociétés de pensée. En forgeant l’opinion publique, ces sociétés construisent — à l’insu du plus grand nombre — la société totalitaire décrite dans le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau. À tous les échelons d’un pays, elles distillent : –

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Quand la Gauche républicaine prônait la colonisation au nom « du droit des races supérieures »

Quand la Gauche républicaine prônait la colonisation au nom « du droit des races supérieures » Le racisme de la République des Jules Ferry, Gambetta et Paul Bert

Qui se souvient de cette époque quand la Gauche républicaine prônait la colonisation au nom « du droit des races supérieures » ? La fin du XIXe siècle voit en effet le triomphe du positivisme d’Auguste Comte chez nombre d’intellectuels. Sur les traces du philosophe, les radicaux de gauche Léon Gambetta, Jules Ferry et Paul

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Lyon, ville martyre de la 1re République, par Louis-Marie Prudhomme (1797) La terreur comme instrument de domination

Le texte suivant révèle en Louis-Marie Prudhomme (1752-1830) un journaliste très républicain et anti-clérical. Cependant, même partial, son récit décrit à son insu le mécanisme révolutionnaire qui conduit à la Terreur. En 1794, dans cette Première république française les gens sont jugés, non sur leurs actes, mais sur ce qu’ils sont — ou accusés être.

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Le mécanisme sociologique des sociétés de pensée Augustin Cochin et la genèse de la Révolution (III)

Pour expliquer le phénomène révolutionnaire et l’avènement des régimes totalitaires, la théorie du complot — telle que l’a formalisée l’abbé Augustin Barruel — est loin d’être satisfaisante. Augustin Cochin propose l’approche beaucoup plus rationnelle et terrible du mécanisme sociologique. Ainsi le rôle de sociétés secrètes, comme la Franc-Maçonnerie, s’inscrit-il dans le mouvement plus vaste des

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Charles Maurras et le nationalisme Le mariage contre-nature de la monarchie avec l'idéologie

Maurras a tenté toute sa vie durant de marier la monarchie avec l’idéologie nationaliste. Or, comme le libéralisme et le socialisme, le nationalisme est enfant de la Révolution et constitue pareillement une religion séculière qui exalte l’autonomie de l’homme par rapport à Dieu. Le maître de l’Action française parsème d’ailleurs son œuvre de phrases à

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