J. R. R. Tolkien l’antimoderne Catholique et légitimiste

L’œuvre de J. R. R. Tolkien a été remise au goût du jour par les versions cinématographiques du Seigneur des Anneaux. Elle a ainsi atteint un public encore plus large que celui des romans, avec sans doute pour résultat d’accroître le nombre des lecteurs, mais aussi l’inconvénient que nombre de spectateurs se contenteront d’avoir vu les adaptations à l’écran. Cela a entraîné certains déplacements dans la réception de Tolkien, qui s’apparentent souvent à

Charles Maurras et le nationalisme Le mariage contre-nature de la monarchie avec l'idéologie

Maurras a tenté toute sa vie durant de marier la monarchie avec l’idéologie nationaliste. Or, comme le libéralisme et le socialisme, le nationalisme est enfant de la Révolution et constitue pareillement une religion séculière qui exalte l’autonomie de l’homme par rapport à Dieu. Le maître de l’Action française parsème d’ailleurs son œuvre de phrases à fort relent gnostique en développant une mystique du progrès de l’homme — de la nation

Charles Maurras et l’empirisme organisateur L’Empirisme organisateur « exclut les abus du sentiment chrétien »

Adepte de la « religion parfaitement laïque » de l’Empirisme organisateur, Maurras tient en horreur tout théisme, et surtout cette religion chrétienne d’origine juive. Cependant, il tolère le catholicisme qu’il considère comme un anticorps développé par l’Occident contre l’anarchie chrétienne : « Le mérite et l’honneur du catholicisme furent d’organiser l’idée de Dieu et de lui ôter ce venin. » Au fil de cette étude, c’est un Maurras peu connu qui se révèle. [VLR]

Charles Maurras et le positivisme Comment les royalistes et les catholiques ont trahi le droit divin

Dans le monde royaliste on présente volontiers Maurras comme le restaurateur des principes monarchiques sur des bases rationnelles. Dans le monde catholique on fait de ce penseur agnostique un champion du droit naturel qui a défendu l’Église, de l’extérieur contre les attaques républicaines, et de l’intérieur contre le catholicisme libéral. Or, sur les plans politique et religieux, le Maître de l’Action Française revendique sa filiation à plusieurs philosophies et doctrines

De la fusion orléaniste/légitimiste à la mort d’Henri V, par Guy Augé L’œcuménisme politique tue la tradition

1883 marquait la mort d’Henri V comte de Chambord, successeur direct de Charles X. Selon les Lois Fondamentales du Royaume, la Couronne passait à la branche aînée d’Anjou, mais la branche cadette d’Orléans, s’appuyant sur un très révolutionnaire principe des nationalités, réussit à rallier la majorité des légitimistes. Cet œcuménisme politique entre un légitimisme traditionnel et un orléanisme d’essence libérale ne devait échouer qu’à former le bloc conservateur de la

Essai sur le libéralisme pratique Les combats de messieurs Malgrétout, Tradi et Légitimiste

Interrogeons nous un instant sur l’action politique du catholique au sein d’une société post-révolutionnaire. Faut-il combattre la République de l’intérieur et accepter sa loi de la « volonté générale » au risque de la légitimer et de se perdre ? 0u faut-il au contraire refuser le système et le combattre autrement ? [VLR]

Du légitimisme à la légitimité, par Guy Augé (1975) La légitimité ou la clef du problème politique

Ainsi parle Guy Augé : « L’entente sur l’essence même de la légitimité est la clef du problème politique, et pas seulement du problème monarchique. La légitimité traditionnelle est celle qui, scrutant l’ordre naturel, sait reconnaître sa relation au sacré et au divin, parce que la destinée des hommes ne s’arrête pas aux rivages de l’histoire. [La légitimité] est à tous ceux qui la souhaitent servir, et elle exprime, mieux sans doute

Leçon de démocratie par Aristophane et Georges Frêche Les électeurs sont des « cons » à séduire

Si dans la pensée traditionnelle, l’objet de tout bon gouvernement est de rendre les hommes vertueux afin de réaliser le bien commun, tel n’est point le cas de la démocratie. De l’Antiquité à nos jours, dans un souverain mépris du peuple, celle-ci a toujours promu structurellement le vice et la médiocrité. Aussi, la critique hilarante de la démocratie athénienne par Aristophane résonne-t-elle curieusement avec la pensée politique du socialiste Georges

Aperçu sur le légitimisme espagnol ou carlisme De l'universalité du combat légitimiste

Cette petite étude sur le « légitimisme » espagnol n’envisage la question que du coté espagnol. Chacun sait que le carlisme espagnol s’est « télescopé » avec le légitimisme français pendant de nombreuses années. Le lecteur établira lui-même la concordance entre les princes qui furent, à la fois, aînés de la Maison de France et aînés de la Maison d’Espagne. [VLR]

Les messages du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie pour Louis XIV Pour ne pas trahir une grande dévotion

Pourquoi Louis XIV n’a-t-il pas répondu aux demandes du Sacré-Cœur lors de ses apparitions à la religieuse de Paray-le-Monial ? Comment — et surtout quand — ces messages ont-ils été connus ? Comment est-il possible que leurs apologistes soient précisément les détracteurs les plus acharnés du Roi Soleil, sur lequel ils rejettent l’entière responsabilité de la Révolution ?