Commentaire du discours de la flagellation Travaux dirigés de Franck Bouscau, Professeur des Facultés de Droit

Le commentaire du discours de la flagellation est un grand classique des travaux dirigés dans les facultés de droit et d’histoire. Ce corrigé se révélera sûrement utile aux étudiants ainsi qu’à tous les curieux des institutions de la monarchie de l’Ancien régime.

Les effets de la loi, par saint Thomas d’Aquin Somme théologique 1a-2æ, La loi, question 92

On rencontre souvent de ces gens qui s’estiment dispensés d’obéir aux lois sous prétexte qu’elles proviennent d’un gouvernement mauvais. Or, dans la mesure où elles ne s’opposent pas aux commandements de Dieu (voir Question 96), les lois humaines obligent chacun, car elles ont pour effet de rendre les hommes bons. Même une loi injuste est bonne relativement, en ce qu’elle développe en nous cette vertu d’obéissance, ciment de toute société

En quête d’une Charte de la légitimité Aux sources de la politique

En cette époque sombre où la modernité dévoile désormais sans masque ses ambitions totalitaires, en ces temps de détresse où s’étend le spectre des guerres civiles, les principes de légitimité — fondés sur la loi naturelle — se dressent comme une bannière d’espoir et de paix. « Légitimistes de tous les pays, unissez-vous ! », voilà qui pourrait résumer l’ambition du site de la Charte de la légitimité Vexilla Regis

La gnose mère de la modernité, par Éric Vœgelin Immanence gnostique contre transcendance chrétienne

Ce serait une erreur d’identifier la modernité et sa re-divinisation de l’homme à une résurgence du paganisme antique. Éric Vœgelin montre qu’elle émane du christianisme même, ou plutôt de la gnose en tant qu’égout collecteur de toutes les hérésies chrétiennes. Ainsi la déviance millénariste d’un Joachim de Flore engendre-t-elle les mythes modernes du sens de l’histoire, du progrès de l’humanité, de l’avènement du Nouvel Âge, ou Âge d’or. Oublié le

Pouvoir absolu, pouvoir arbitraire, pouvoir divin et obéissance passive, par Louis de Bonald Observations sur l'ouvrage de Mme la baronne de Staël

Les opposants à la monarchie traditionnelle confondent souvent pouvoir absolu, pouvoir arbitraire et pouvoir de droit divin. Dans ce texte, Bonald s’insurge contre de tels amalgames. Après avoir défini ces différentes expressions, il démontre qu’à l’opposé du pouvoir de droit divin, le pouvoir du peuple souverain est intrinsèquement arbitraire et ne saurait obtenir qu’une obéissance passive ou servile. Pire ! lorsqu’il se montre oppresseur de lui-même, rien ne peut plus

Christine de Pisan (1364-1431), intellectuelle engagée, légitimiste et féministe Aspect de la pensée politique française sous Charles VI

En ce début du XVe siècle la France souffre de la cruelle guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons anglophiles. Les autorités religieuse et politique sont défaillantes : d’une part deux papes se disputent la Chrétienté (c’est le grand schisme d’Occident) et d’autre part l’autorité du roi de France est profondément affaiblie par son état mental. En 1420, à la suite du Traité de Troyes qui reconnaît le fils du roi

Lettre à monseigneur le Dauphin, par Bossuet De l’éducation au dur métier de roi

Avec des accents tout confucéens Bossuet rappelle la nécessité pour tout homme d’exercer sa raison, « cette lumière admirable, dont le riche présent … vient du ciel » et « par laquelle Dieu a voulu que tous les hommes fussent libres ». Acquérir l’esprit de discernement, apprendre à résister à l’esclavage des passions, entraîner son attention, tel est précisément le rôle de l’éducation. C’est pour faire du fils de Louis XIV un

Réflexions sur la noblesse À propos du livre d’E. Mension-Rigau : Aristocrates et grands bourgeois

La permanence de la noblesse comme objet d’admiration et d’imitation, de haine et d’envie, après plus de deux siècles de passion républicaine de l’égalité, peut encore surprendre. Pourquoi un groupe lié à l’existence du roi qui l’a constitué perdure-t-il envers et contre tout, sous des régimes successifs dont le dénominateur commun est le refus de la monarchie de droit divin qui a permis et encouragé son apparition ? Cette curiosité

Ecologie politique

Qu’est ce que le légitimisme ? Par Jean-Louis Maral La légitimité, ou l’écologie en politique (1980)

Hétérogène aux idéologies, il [le légitimisme] ne peut, sans se renier, s’en adultérer. Les « fusions » de type orléaniste prétendant réconcilier le principe légitimiste avec celui, qui lui est diamétralement contraire, de la souveraineté populaire — et accessoirement marier l’idéal et le lucre — sont l’exemple le plus absurde, et le plus choquant, de ces mésalliances conjoncturelles. Le « compromis nationaliste » n’a pas plus de consistance ou de logique,

Nietzsche, ou l’esprit de subversion, par Jacques Galy (1976) La fausse anti-modernité d’un élitiste individualiste

Des philosophes comme Éric Vœgelin ont montré que la modernité s’identifie à un processus de divinisation de l’homme, à son autonomie de la tutelle divine, et la croyance progressiste en un sens de l’histoire. Ainsi, par sa seule volonté, l’homme pourrait être acteur de son progrès vers l’homme-dieu et se faire l’artisan de l’établissement d’un Âge d’or. Cependant la modernité se décline selon deux modalités violemment antagonistes : un mode