Trois idées du nationalisme au XIXe siècle, par Guy Augé Le nationalisme pour remplacer le droit divin

Il ne faudrait pas confondre le devoir d’aimer son pays — naturel à tout être humain — avec le nationalisme. Ce dernier plonge ses racines dans la Réforme protestante qui fait exploser la chrétienté en royaumes dotés d’Églises nationales autonomes. Mais c’est à la Révolution française —  avec la laïcisation des esprits — que cette idéologie opère une substitution de la souveraineté ultime de Dieu avec celle de la nation.

Principes de légitimité Aux sources de la politique

En cette époque sombre où la modernité dévoile désormais sans masque ses ambitions totalitaires, en ces temps de détresse où s’étend le spectre des guerres civiles, les principes de légitimité — fondés sur la loi naturelle — se dressent comme une bannière d’espoir et de paix. « Légitimistes de tous les pays, unissez-vous ! », voilà qui pourrait résumer l’ambition du site de la Charte de la légitimité Vexilla Regis

La controverse royale en France Blancs d’Espagne et Blancs d’Eu

Peut-on parler de controverse royale en France après 1883, date de la mort du Comte de Chambord — Henri V selon la tradition monarchique — dernier descendant mâle de la branche de Bourgogne, issue de l’aîné des petits-fils de Louis XIV ? Évoquer une controverse et même une discussion sur l’attribution de droits royaux bien théoriques peut paraître surprenant dans une France républicaine depuis 1870 et où, au surplus, les

La loi éternelle, par saint Thomas d’Aquin Somme théologique 1a-2æ, La loi, Question 93

Oui Dieu a créé tous les êtres avec des natures propres, c’est à dire des lois propres qui leur permettent de réaliser leur fin propre. Oui l’homme est doué d’une raison, qui d’une part le rend capable de connaître les lois et la fin de sa nature, et qui d’autre part le laisse libre d’y conformer sa vie − autrement dit de participer ou non à la loi éternelle. Oui

Le 15 août : Fête nationale du Royaume de France Le Vœu de Louis XIII (10 février 1638)

Le Roi consacre le Royaume à la Sainte Vierge. Louis XIII et Anne d’Autriche se marient en 1615, mais vingt-deux ans plus tard, au désespoir de tout le peuple de France, leur union demeure stérile. Enfin en 1638, après bien des pèlerinages, bien des prières à cette intention, le couple royal attend un enfant, il sera nommé Louis-Dieudonné, c’est le futur Louis XIV. Celui-ci n’est pas encore né que le

Un Maurras procatholique mais antichrétien, peint par Louis Dimier Vingt ans d’Action Française (1926), Chapitre I

La situation en ce début du XXe siècle n’est pas sans rappeler la nôtre : ennemi de toute tradition, un gouvernement révolutionnaire libéral — fragilisé par une série de scandales — s’attaque à la société civile à coup de lois liberticides. À l’instar de beaucoup de catholiques aimant leur pays, l’universitaire Louis Dimier est tenté par l’idéologie nationaliste alors émergente. Fermant les yeux sur l’antichristianisme de ses compagnons, il participe

La noblesse russe et sa réforme moderne

Il existe un paradoxe entre le souvenir prestigieux qu’à laissé la noblesse russe dans la culture européenne, avec ses tournées des Grand-Ducs et son émigration imprégnée de distinction aristocratique, et la sentence du tsar Nicolas Ier qui précise  : « Le noble n’est qu’un moujik blasonné », formule qui caractérise l’autocratisme et l’égalitarisme traditionnels russes. La noblesse russe n’est pas comparable à celle de l’Europe occidentale. On peut dire que depuis le Moyen-Âge,

Quo primum tempore : la bulle qui rend libre à perpétuité la messe traditionnelle La messe tridentine, universelle, magnifique et libre

En un siècle propice aux hérésies, et pour mettre fin aux interprétations non traditionnelles que la diversité des rites pouvait générer, le pape saint Pie V proclame, le 14 juillet 1570, la licéité permanente et la liberté de célébration de la messe traditionnelle validée au concile de Trente. En vertu de cette  bulle Quo primum tempore — qui n’a jamais été abrogée — la messe tridentine ne peut souffrir aucune

Les Cahiers de l’Université d’été de l’UCLF L'A.B.C. du royalisme

L’Union des Cercles Légitimistes de France propose déjà plusieurs outils de formation comme son Programme des études politiques. Les Cahiers de l’Université Saint-Louis constituent, eux-aussi, une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude. Chaque année, de nouveaux textes illustrant la pensée légitimiste sont ainsi publiés. L’édition de l’Université d’été 2021 est maintenant téléchargeable.

Décret de condamnation de l’Action Française, par saint Pie X et Pie XI 29 janvier 1914 - 29 décembre 1926

Oui les papes Pie X et Pie XI ont légitimement condamné des ouvrages fondamentaux de Charles Maurras comme contraires à la Foi — l’étude de Faoudel et Savéan le montre clairement. Cependant, Pie XI aurait dû argumenter ce décret. Or non seulement aucune justification ne fut donnée, mais les catholiques maurrassiens durent subir une persécution impitoyable de la part d’un certain clergé pro-démocrate-chrétien revigoré par la condamnation de ses adversaires.