Les Cahiers de l’Université d’été légitimiste Saint-Louis (UCLF) L'A.B.C. du royalisme

L’Union des Cercles Légitimistes de France propose déjà plusieurs outils de formation comme son Programme des études politiques. Les Cahiers de l’Université Saint-Louis constituent, eux-aussi, une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude. Chaque année, de nouveaux textes illustrant la pensée légitimiste sont ainsi publiés. L’édition de l’Université d’été 2022 est maintenant téléchargeable.

Réprobation pontificale des prétendues révélations de Claire Ferchaud à Loublande Le décret du 12 mars 1920 du pape Benoît XV

Durant la Première Guerre mondiale, Claire Ferchaud prétend que Jésus-Christ demande au Président de la République d’apposer le Sacré-Cœur sur le drapeau tricolore de la Révolution pour sauver la France et la faire triompher de ses ennemis. D’illustres voix du catholicisme s’émeuvent de ces « chimères » à relent millénariste comme les dénonce le très traditionaliste cardinal Billot. Pourtant l’engouement pour la voyante de Loublande et ses messages prend de

Le Ta Hio, traité de politique et de morale naturelle, par Confucius (500 av. J.C.) Le programme politique de l’Aristote chinois

Comme un pied de nez aux Modernes, du fond des âges, Confucius rappelle les principes essentiels de la politique. Entre autres : Il existe une nature humaine que chaque homme doit accomplir en se conformant aux lois morales immuables et indépendantes de toute volonté humaine. L’autorité est un « mandat du Ciel » mais le chef ne garde sa légitimité que si son gouvernement vise à l’accomplissement de la nature

Diffuser le livre « Introduction à la légitimité » Plus qu'un livre, une arme

Pour beaucoup, le bon gouvernement dépend principalement des bonnes dispositions de son chef. Ceux-là recherchent le « saint roi », le « saint président », aussi, en attendant l’homme providentiel, se contentent-ils de voter pour le « moins mauvais ». Plus rares sont ceux qui se posent la question cruciale du régime, de la forme de l’institution politique… [la suite ici]

Voter : du moindre mal au vote utile Communion Tradicionalista Carlista

L’argument du « moindre mal » est régulièrement invoqué en période électorale afin d’obliger en conscience catholiques et monarchistes à voter pour tel ou tel candidat. Or c’est précisément cet argument qui constitue le mécanisme permettant l’instauration du pire des régimes. La philosophe Hannah Arendt — qui a consacré sa vie à la recherche des causes des totalitarismes — en explique la raison : « Politiquement, la faiblesse de l’argument

Leçon de démocratie, par Aristophane et George Frêche Les électeurs sont des « cons » à séduire

Si dans la pensée traditionnelle, l’objet de tout bon gouvernement est de rendre les hommes vertueux afin de réaliser le bien commun, tel n’est point le cas de la démocratie. De l’Antiquité à nos jours, dans un souverain mépris du peuple, celle-ci a toujours promu structurellement le vice et la médiocrité. Aussi, la critique hilarante de la démocratie athénienne par Aristophane résonne-t-elle curieusement avec la pensée politique du socialiste Georges

Les principes de la pédagogie moderne, par Hannah Arendt Déconstruction des paradigmes du pédagogisme (1961)

Hannah Arendt publie la Crise de la culture en 1961. Dans un chapitre consacré à l’enseignement elle analyse l’échec de la pédagogie moderne et ses ravages sur la société américaine. Pourtant, ces mêmes principes constituent à présent le prêt à penser de l’Éducation nationale. L’enseignant est invité à abdiquer son autorité au profit de l’autogestion de la classe. De toute façon, le savoir disciplinaire qui fondait son autorité est négligé

De la souveraineté, par Louis de Bonald Droit divin ou souveraineté populaire ?

En matière de souveraineté, il n’y a d’autre choix qu’entre l’hétéronomie et l’autonomie politique. L’hétéronomie est la reconnaissance d’un ordre extérieur à la volonté humaine, auquel tout homme doit se soumettre. Si en plus, on reconnaît que cet ordre vient d’un Dieu créateur alors on parle de droit divin. La modernité consiste en la négation d’un ordre divin, elle déclare l’homme affranchi de toute loi naturelle à laquelle elle ne

Roi et Nation, par le Professeur Jean-Pierre Brancourt Du naturel « amour du roi » au moderne « nationalisme » (2002)

Qu’est-ce que la nation ? et le patriotisme ou le nationalisme ? Force est de constater que ces mots appartiennent au vocabulaire de la modernité. Les premiers à prétendre « représenter la Nation » sont les parlements, ces cours de justice censées conseiller le roi et rendre la justice en son nom. Louis XV leur répond en défendant l’État de justice, l’hétéronomie et la rationalité dans son célèbre Discours de