L’abolition de l’homme, par C.S. Lewis (1898-1963) Ou l’horizon de la modernité

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66PartagesL’éducation traditionnelle a pour finalité de montrer à chacun comment se conformer à notre nature, à cette loi naturelle que Lewis — l’auteur du Monde de Narnia — choisit d’appeler : le Tao. « Seul le Tao fournit à l’action humaine une loi commune qui peut englober à la fois les gouvernants et les gouvernés. La croyance dogmatique en une valeur objective est nécessaire à la notion même d’une autorité qui

Des diverses espèces de lois, par saint Thomas d’Aquin Somme théologique 1a-2æ, La loi, question 91

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151PartagesÀ l’opposé des Modernes qui cherchent à soumettre le réel à leur volonté de domination, les Anciens s’appliquent à saisir l’intelligibilité de la Création pour se conformer à la volonté de son Auteur. En effet, Dieu gouverne le monde par la loi éternelle qui est Sa volonté. Dans la créature raisonnable, la loi naturelle participe à la loi éternelle car la lumière de notre raison nous fait distinguer le bien

De la politique génocidaire de la 1re République française, par le communiste Gracchus Babeuf (1760-1797) Chapitre VII du livre « Du système de dépopulation ou la vie et les crimes de Carrier »

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271PartagesFille de la modernité, la bombe droit-de-l’hommique provoque son premier génocide en 1793. Au nom de la liberté et de l’égalité, la Première République invente l’archétype du régime totalitaire : le gouvernement par la terreur. Ivres d’idéologie, des comités bureaucratiques décrètent à demi-mots des « populicides » en prenant soin de ne jamais s’impliquer directement et d’en laisser la responsabilité aux exécutants. Lors de leur procès, ceux-ci rétorquent qu’ils n’ont

La constitution intime de la loi, par saint Thomas d’Aquin Somme théologique Ia-IIæ, La loi, question 90

  • 160
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160PartagesLa loi est « une ordonnance de raison en vue du bien commun établie et promulguée par celui qui a charge de la communauté. » Aux antipodes du produit d’une volonté de domination autonome, la loi ainsi définie engage la raison de l’autorité dans sa soumission à un ordre qui n’est pas le sien, c’est l’hétéronomie. En effet, l’autorité politique doit d’abord identifier la fin de la vie humaine, pour

Les Cahiers de l’Université d’été de l’UCLF L'A.B.C. du royalisme

  • 236
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236PartagesL’Union des Cercles Légitimistes de France propose déjà plusieurs outils de formation comme son Programme des études politiques. Les Cahiers de l’Université Saint-Louis constituent, eux-aussi, une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude. Chaque année, de nouveaux textes illustrant la pensée légitimiste sont ainsi publiés. L’édition de l’Université d’été 2020 est maintenant téléchargeable.

La prise de la Bastille le 14 Juillet 1789, par Frantz Funck-Brentano Des faits jusqu’au mythe

  • 873
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873PartagesLes malheurs viennent souvent d’une autorité faible qui n’ose pas s’imposer pour établir la justice. Or les crimes impunis enhardissent la racaille qui terrorise la population et finit par régner en maîtresse. Ainsi Louis XVI laissa-t-il s’installer l’anarchie dans son Royaume. Brentano revient ici sur ces circonstances qui ont conduit au 14 juillet. « On a dit que la Bastille avait été prise par le peuple de Paris. Le nombre

Leçons politiques tirées de la lettre de Jeanne d’Arc aux habitants de Riom « Que notre Sire soit protégé par vous ! »

  • 509
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509PartagesLa monarchie est un bien commun et non le bien du roi, aussi relève-t-il du devoir de chaque Français de participer de toutes ses forces à la restauration de ce régime naturel et juste, pour le salut du Pays. C’est ce que sainte Jeanne d’Arc rappelle dans cette circulaire adressée aux habitants de plusieurs villes, dont la ville de Riom qui en a conservé l’exemplaire. [VLR]

Lyon, ville martyre de la 1re République, par Louis-Marie Prudhomme (1797) La terreur comme instrument de domination

  • 970
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970PartagesLe texte suivant révèle en Louis-Marie Prudhomme (1752-1830) un journaliste très républicain et anti-clérical. Cependant, même partial, son récit décrit à son insu le mécanisme révolutionnaire qui conduit à la Terreur. En 1794, dans cette Première république française les gens sont jugés, non sur leurs actes, mais sur ce qu’ils sont — ou accusés être. Pour asseoir sa domination le premier soin du pouvoir révolutionnaire est d’établir ou de consolider

Légitimité et royalisme, par Guy Augé La légitimité, ou l’obéissance libre (1977)

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658PartagesS’il est une constante dans nos sociétés modernes, c’est bien le mépris du citoyen envers les représentants du pouvoir démocratique ; pouvoir auquel il est pourtant contraint d’obéir servilement au nom d’un légalisme justifié par le nombre ou l’opinion. Un Tocqueville le déplore : « Quelque soumis que fussent les hommes de l’ancien régime aux volontés du roi, il y avait une sorte d’obéissance qui leur était inconnue : ils ne savaient pas

Antigone, héroïne de la loi naturelle et de la légitimité Du devoir de résistance

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611PartagesEn ces temps calamiteux, où la plupart des autorités temporelles et spirituelles se sont ralliées à l’esprit de monde qui proclame les « Droits de l’Homme », de l’homme tout puissant, de l’homme maître de la nature, de l’homme maître de sa nature, de l’homme qui décide du bien et du mal — et donc de l’homme qui se fait Dieu —, du fond des âges une petite voix dérangeante, une petite