Essai sur le libéralisme pratique Les combats de messieurs Malgrétout, Tradi et Légitimiste

Interrogeons nous un instant sur l’action politique du catholique au sein d’une société post-révolutionnaire. Faut-il combattre la République de l’intérieur et accepter sa loi de la « volonté générale » au risque de la légitimer et de se perdre ? 0u faut-il au contraire refuser le système et le combattre autrement ? [VLR]

Autorité et Pouvoir chez les modernes La forme du régime politique est-elle neutre ? [2]

La république moderne légitime son pouvoir par son caractère rationnel, voire scientifique. Or, paradoxalement, peu de penseurs se sont attachés à étudier l’essence du pouvoir des États modernes, comme si l’argument de rationalité légitimait tout, mais aussi, comme s’ils éprouvaient une certaine difficulté à en parler. Pour expliquer cette gêne et pour découvrir ce qu’il faut comprendre par « rationalité du pouvoir », nous tacherons de préciser le sens donné aux mots

Autorité et Pouvoir chez les classiques La forme du régime politique est-elle neutre ? [1]

Le pouvoir de l’État moderne est présenté par ses promoteurs comme le triomphe de la rationalité dans l’ordre politique. Ceux-ci lui opposent un prétendu « caractère irrationnel » de l’autorité dans les monarchies traditionnelles. Dans cette série de deux articles, nous essaierons de préciser ce qui caractérise les régimes monarchiques et républicains pour expliquer ensuite l’expansion mondiale et apparemment inexorable des républiques : les républiques démocratiques, les républiques populaires ou encore celles des

Du légitimisme à la légitimité, par Guy Augé (1975) La légitimité ou la clef du problème politique

Ainsi parle Guy Augé : « L’entente sur l’essence même de la légitimité est la clef du problème politique, et pas seulement du problème monarchique. La légitimité traditionnelle est celle qui, scrutant l’ordre naturel, sait reconnaître sa relation au sacré et au divin, parce que la destinée des hommes ne s’arrête pas aux rivages de l’histoire. [La légitimité] est à tous ceux qui la souhaitent servir, et elle exprime, mieux sans doute

Principe du moteur de la Révolution Le piège fatal du suffrage universel

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151PartagesNombreux sont les catholiques et/ou les monarchistes qui, par le biais du suffrage universel, espèrent restaurer la cité traditionnelle — ou au moins freiner la révolution. Il suffirait pour cela d’une campagne électorale, ou d’un lobbying bien mené. Difficile en effet de résister à la tentation de prendre l’adversaire à son propre piège, en utilisant l’arme qu’il met à notre disposition : le suffrage universel. Et pourtant, ce serait se

Lettre sur les ouvriers par Henri V comte de Chambord (20 Avril 1865) Aux origines du catholicisme social

La loi Le Chapelier (1791)est une des premières lois votées par l’Assemblée révolutionnaire. Elle interdit les corporations et tout droit d’association aux gens de métier. Les ouvriers, désormais sans défense, sont exploités par la bourgeoisie révolutionnaire et plongés dans la misère la plus épouvantable. En dehors des œuvres caritatives chrétiennes, personne ne se préoccupe du sort de ces malheureux. Le souci permanent de Henri V pour les plus pauvres se

Géopolitique des Capétiens par Hervé Coutau-Bégarie Comment le Royaume des lys s'est-il constitué ?

Durant les huit siècles de la monarchie capétienne, la France acquiert peu à peu sa forme presque définitive, et ne manquent plus que quelques enclaves comme la Savoie et le comté de Nice. La formule célèbre « les quarante rois qui, en mille ans, firent la France » n’est donc pas dépourvue de liens avec la réalité. [VLR]

Considérations sur la notion de loi La loi : œuvre de la raison ou de la seule volonté ?

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2PartagesLes catholiques, qui vivent aujourd’hui dans une société où presque rien ne fonctionne normalement, éprouvent les plus grandes difficultés, non seulement à accomplir leurs devoirs, mais même simplement à les connaître. Confrontés à des autorités humaines incompétentes ou tyranniques, ils ont tendance à rejeter a priori toute loi civile ou ecclésiastique. C’est certainement une des plus subtiles tentations du chrétien en temps de crise. Il est pourtant dans le plan

Droit et justice dans les écoles du droit naturel classique et moderne

Le texte de la conférence reproduit ici est issu d’un manuscrit de seize pages de la main de Guy Augé ne portant pas d’indication de date ; il est cependant vraisemblable qu’il fut rédigé au cours de la seconde moitié des années 70. Pour la présente édition, la transcription et les compléments du texte (indiqués entre crochets) ainsi que le contenu des notes ont été établis par Guillaume Bernard. [VLR]