Quand la Gauche républicaine prônait la colonisation au nom « du droit des races supérieures » Le racisme de la République des Jules Ferry, Gambetta et Paul Bert

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787PartagesLa fin du XIXe siècle voit le triomphe du positivisme d’Auguste Comte chez nombre d’intellectuels. Sur les traces du philosophe, les radicaux de gauche Léon Gambetta, Jules Ferry et Paul Bert adoptent son programme d’instaurer une république universelle ayant pour capitale Paris et « d’organiser sans dieu ni roi ». S’appuyant sur l’évolutionnisme darwiniste, cette gauche républicaine égalitariste justifiera sa politique de colonisation en enseignant l’inégalité des races aux jeunes

Lyon, ville martyre de la 1re République, par Louis-Marie Prudhomme (1797) La terreur comme instrument de domination

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570PartagesLe texte suivant révèle en Louis-Marie Prudhomme (1752-1830) un journaliste très républicain et anti-clérical. Cependant, même partial, son récit décrit à son insu le mécanisme révolutionnaire qui conduit à la Terreur. En 1794, dans cette Première république française les gens sont jugés, non sur leurs actes, mais sur ce qu’ils sont — ou accusés être. Pour asseoir sa domination le premier soin du pouvoir révolutionnaire est d’établir ou de consolider

Légitimité et royalisme, par Guy Augé La légitimité, ou l’obéissance libre (1977)

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430PartagesS’il est une constante dans nos sociétés modernes, c’est bien le mépris du citoyen envers les représentants du pouvoir démocratique ; pouvoir auquel il est pourtant contraint d’obéir servilement au nom d’un légalisme justifié par le nombre ou l’opinion. Un Tocqueville le déplore : « Quelque soumis que fussent les hommes de l’ancien régime aux volontés du roi, il y avait une sorte d’obéissance qui leur était inconnue : ils ne savaient pas

Antigone, héroïne de la loi naturelle et de la légitimité Du devoir de résistance

  • 280
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280PartagesEn ces temps calamiteux, où la plupart des autorités temporelles et spirituelles se sont ralliées à l’esprit de monde qui proclame les « Droits de l’Homme », de l’homme tout puissant, de l’homme maître de la nature, de l’homme maître de sa nature, de l’homme qui décide du bien et du mal — et donc de l’homme qui se fait Dieu —, du fond des âges une petite voix dérangeante, une petite

Jean-Claude Michéa, critique du libéralisme Un philosophe socialiste pas comme les autres

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151PartagesLa critique du libéralisme dont nous ne cessons de subir les effets destructeurs n’est pas l’apanage du camp traditionnel, mais elle est parfois brillamment effectuée par certains tenants d’une gauche anti-libérale, comme Jean-Claude Michéa. Si son argumentaire est solide et implacable, il reste cependant incomplet, car marqué par les idées modernes qui l’inspirent. Ainsi l’égalitarisme empêche-t-il l’auteur d’accepter toute la tradition, dont il concède pourtant que les structures constituent le

Le mécanisme sociologique des sociétés de pensée Augustin Cochin et la genèse de la Révolution (III)

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215PartagesPour expliquer le phénomène révolutionnaire et l’avènement des régimes totalitaires, la théorie du complot — telle que l’a formalisée l’abbé Augustin Barruel — est loin d’être satisfaisante. Augustin Cochin propose l’approche beaucoup plus rationnelle et terrible du mécanisme sociologique. Ainsi le rôle de sociétés secrètes, comme la Franc-Maçonnerie, s’inscrit-il dans le mouvement plus vaste des sociétés de pensée, lesquelles se caractérisent par leur mode de fonctionnement. Il ne s’agit ni

Le discours de la flagellation, par Louis XV (3 mars 1766) Le Roi rappelle les fondements de la Monarchie

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374PartagesLes parlements sont des cours de justice fondées par Philippe le Bel pour conseiller le roi et l’aider à rendre justice. Au XVIIIe siècle, les parlements, imbus des idées nouvelles et jaloux de leurs privilèges, prétendent constituer un corps unique, indépendant du souverain et seul vrai représentant des intérêts de la nation. De régime de conseil, la monarchie menace de dériver vers un régime d’opposition. Las de ces prétentions, des

Genèse des sociétés de pensée Augustin Cochin et la genèse de la Révolution (II)

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76PartagesLes sociétés de pensée n’ont a priori rien d’effrayant : tout d’abord loisir d’une haute aristocratie désœuvrée, elles se propagent ensuite à toutes les classes sociales et jusqu’aux plus petites villes. Rien de mal en effet : on s’y amuse à tout remettre en question, on y construit un monde imaginaire. Aucune autorité ne prévaut, aucune connaissance préalable sur le sujet abordé n’est requise, mais on y vote des motions

Problématique à l’origine de l’œuvre d’Augustin Cochin Augustin Cochin et la genèse de la Révolution (I)

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58PartagesEn ce début du XXe siècle, les plus grands universitaires — les Aulard, Mathiez et autres Lavisse… — se contentent de décrire l’enchaînement des faits qui conduisent à la chute de la Monarchie. Ceux-là feignent de croire à la génération spontanée des épisodes révolutionnaires, ainsi qu’à l’action magique d’un personnage inédit dans l’histoire de l’humanité : le « peuple », doué de volonté. Frappé par ces singularités, Augustin Cochin, jeune

Qui est le roi de France aujourd’hui ? Lois de succession du Royaume de France II (Bluche, Barbey, Rials) (1984)

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1KPartagesEn France le roi est désigné par la Loi — ou Lois fondamentales de Royaume (1) — qui préserve notre Pays de la division et permet l’unité de la paix, condition indispensable du bien commun. Les lois de dévolution de la couronne de France sont limpides : le successeur est l’aîné par voie mâle. Or l’Aîné de la famille royale de France est actuellement le duc d’Anjou, Chef de la