La Révolution française analysée par un Musulman en 1798 La loi naturelle, critère de jugement universel

Ahmed Atif Efendi est un haut fonctionnaire de l’Empire Ottoman. En 1798, il écrit un mémorandum destiné à fournir des arguments pour contrer les avances de Bonaparte — conquérant éphémère de l’Égypte — qui cherche à rallier les musulmans à la République française. L’envahisseur ne prétend-il pas que les Français sont de bons musulmans pour avoir chassé le pape de Rome et détruit l’Ordre de Malte ? Parce qu’il s’appuie sur

Le Ralliement de l’Église à la République sous le pontificat de Léon XIII Ou comment le pape sauve la République antichrétienne

Un argument fréquemment opposé aux catholiques favorables à la restauration d’une monarchie chrétienne et légitime en France a trait au Ralliement à la République que l’Église aurait opéré voici plus d’un siècle, par la volonté du pape Léon XIII. Il est utile d’approfondir cette question, et nous recommandons pour cela l’excellent ouvrage Le Ralliement de Léon XIII, l’échec d’un projet pastoral (traduction française aux éditions du Cerf, Paris 2016). L’essentiel

Lettre sur les ouvriers par Henri V comte de Chambord (20 Avril 1865) Aux origines du catholicisme social

La loi Le Chapelier (1791)est une des premières lois votées par l’Assemblée révolutionnaire. Elle interdit les corporations et tout droit d’association aux gens de métier. Les ouvriers, désormais sans défense, sont exploités par la bourgeoisie révolutionnaire et plongés dans la misère la plus épouvantable. En dehors des œuvres caritatives chrétiennes, personne ne se préoccupe du sort de ces malheureux. Le souci permanent de Henri V pour les plus pauvres se

Boniface VIII et Philippe le Bel : Les enjeux Rapports Église/État, 3e partie

Afin de mesurer l’ampleur de l’évolution dans les relations entre l’autorité ecclésiastique et l’autorité politique, un panorama rétrospectif à la querelle bonifacienne s’avère indispensable. Passons, pour ainsi dire, du droit romain à l’Épître aux Romains. Trois moments historiques peuvent être distingués depuis les temps apostoliques jusqu’à la fin du XIIIe siècle : l’Époque paléochrétienne, l’Antiquité tardive et le Haut moyen-âge, l’Époque grégorienne enfin. [VLR]

Boniface VIII et Philippe le Bel : Les protagonistes et leurs argumentaires Rapports Église/État, 2e partie

Le droit romain nous est connu grâce à l’empereur Justinien Ier qui établit au VIe siècle une collection de décisions de justice faisant jurisprudence. Redécouvert à la fin du XIe siècle, ce droit conforme au droit naturel est rapidement enseigné à l’université de Bologne où il influence le droit de l’Église ou droit canon. De nombreux clercs et papes — dont Boniface VIII — l’étudient à cette université, avec un

Boniface VIII et Philippe le Bel : chronologie de la querelle Rapports Église/État, Ire partie

Depuis deux siècles, l’État moderne impose à tous, nolens volens, sa vision totalitaire de la liberté d’un genre humain affranchi de l’ordre naturel et divin, et cherche à revêtir non seulement la majesté des rois mais aussi la sacralité de l’Église. La volonté de retracer les origines de cet État moderne conduit parfois à des rétrospectives contestables. C’est ainsi que l’affrontement qui éclate entre 1296 et 1303 entre le pape

Les messages du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie pour Louis XIV Pour ne pas trahir une grande dévotion

Pourquoi Louis XIV n’a-t-il pas répondu aux demandes du Sacré-Cœur lors de ses apparitions à la religieuse de Paray-le-Monial ? Comment — et surtout quand — ces messages ont-ils été connus ? Comment est-il possible que leurs apologistes soient précisément les détracteurs les plus acharnés du Roi Soleil, sur lequel ils rejettent l’entière responsabilité de la Révolution ?

Discours de Louis XX au Congrès mondial des familles 2019 30 mars 2019, Vérone (Italie)

Monsieur le Président, Cher Brian Brown, Mesdames et Messieurs, Chers Amis,   Merci de me laisser un temps de parole pour exprimer, une nouvelle fois, l’importance que je j’accorde à la Famille et à sa défense. Actuellement un combat se joue entre deux modèles : celui d’un monde déshumanisé et celui d’une société — il faudrait dire d’une civilisation — qui donne à l’homme toute sa place. Entre l’homme objet,